Interview de Nicolas Bets, photographe de mode

 

 

nicolasbets

Entretien avec Nicolas Bets

 

J’ai rencontré  Nicolas lors d’un shooting récent pour un client français, c’est avec Nicolas que je suis allée à Ibiza 😉

C’est de retour à Paris et en prenant un thé avec lui que j’ai fait cette petite interview.

 

 

Peux-tu te décrire en trois mots ?

Je dirais : énergique, joyeux et créatif

 

Pourquoi et comment tu es devenu photographe ?

 C’est la vie qui m’a poussé à devenir photographe.  Petit, en Belgique (là où je suis né), j’ai été bercé par le milieu artistique grâce à ma mère. Puis, quand je suis arrivé en France, c’est mon parrain, agent de photographe, qui m’a trouvé un stage de 3 mois dans un studio de photo. J’ai ensuite fait l’école de EFET que j’ai quitté au bout de 1an  avec mon diplôme en poche, grâce à mon projet de fin d’année. J’avais fait un reportage sur les sans-domicile-fixe qui m’a valu une parution dans le magazine Photo.

C’est d’ailleurs grâce à ce reportage, que mon parrain s’est aperçu de mon talent de photographe.nicolas bets balloon  - copie

Comment as-tu a commencé à travailler ?

Avec ma carte d’étudiant, je suis allé au bluff  dans les backstages des défilés  pour les photographier.

J’arrêtais également les filles dans la rue, pour faire des tests photo avec elles.

J’ai constitué mon premier portfolio comme ça, puis j’ai assisté Claus Wickrath, un grand photographe de mode, un an avant de devenir l’assistant pendant 4 superbes années de Jean Daniel Lorieux, également photographe célèbre, avec lequel nous avons fait le tour du monde.  Ensuite, j’ai assisté d’autres photographes dans le but d’acquérir différentes techniques avant de me lancer.

 

Qu’est-ce qu’un  photographe de mode ?

Un passionné de photo qui s’amuse et qui bosse dur. Pour être photographe de mode, il ne suffit pas d’appuyer sur un bouton et d’avoir une jolie fille devant l’objectif. Un shooting photo demande toujours beaucoup de travail de préparation.

Il y a pas mal de logistique : le casting, la location du matériel, les réunions clients, les budgets à valider, les lieux à trouver et bosser avec une bonne boite de production. Il est important de bien s’entourer. Avoir une bonne équipe autour de soi; un bon assistant et un bon retoucheur photo.  Ensuite, il ne faut pas négliger le temps passer à démarcher les clients, surtout en début de carrière avant d’avoir son propre agent.  C’est pour cela qu’il faut constituer un beau portfolio et surtout l’alimenter avec de nouvelles parutions et projets personnels sans cesse.  Avoir une bonne réputation et un bon réseau, aimer la mode et la connaître.perso-tecknicart-mag

 

Quelle est ta spécialité en photo ?

La mise en scène avec plusieurs personnages. Je prends beaucoup de plaisir à diriger les grandes équipes et à réaliser des compositions. Je souhaite toujours faire passer au travers de mes images, une énergie, une intention. Nicolas Bets

Nicolas Betsnicolas bets puma - copie

Comment trouves-tu ton inspiration ?

Avec tout ce qui m’entoure. Parfois, c’est un objet qui déclenche une idée de série photo. Je construis une histoire autour d’un élément, d’un lieu, d’une émotion, ou d’une personnalité. J’adore tout ce qui est cinématographique.  Par exemple, pour ma série Thelma et Louise, j’ai utilisé une vieille Ford Mustang  que l’on retrouve sur toutes les photos.Nicolas Bets, Mustang  - copie Thelma et Louise  - copie Nicolas Bets Mustang  - copie

 

Influences-tu le client sur le choix des mannequins ?

Je travaille de concert avec eux. Je fais mon choix dans leur sélection mais il arrive parfois d’orienter leur décision finale quand je suis persuadé que la fille correspond à l’histoire que l’on veut raconter.

 

Peux-tu nous relater un de tes meilleurs moments pendant une séance photo et le pire ?

Je vais commencer par le pire. C’était lors d’un voyage au Liban à l’époque des films argentiques. Après une semaine de photos,  au moment du retour à l’aéroport, tous les films sont passés aux rayons X pour le passage du contrôle de sécurité. Ce qui ne posait pas de problème à priori. Excepté que les réglages de leurs machines étaient beaucoup trop forts. Résultat tout mon shooting a été perdu ! Je n’ai pu récupérer que quelques photos : celles qui avaient le moins de « flare » (tracé lumineux au milieu de la photo).

Le meilleur : le jour ou j’ai rencontré ma femme, mannequin avec qui j’ai un enfant. Sinon, je garde un bon souvenir de mes nombreux voyages avec Jean Daniel Lorieux avec qui nous avons bien ri.  C’est un homme génial qui m’a appris à toujours positiver et à ne jamais stresser, tout se passe beaucoup mieux quand on ne stresse pas.mg_3343-r1-rvb-copiemg_2569-def1-rvb

 

Des projets pour 2014 ?

Beaucoup de voyages pro en perceptives et de nombreux projets à réaliser.

Je prépare une exposition et un site de portraits.

 

 

Une réflexion au sujet de « Interview de Nicolas Bets, photographe de mode »

Laisser un commentaire